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| Viol ou abus sexuel, les souffrances sont identiques
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début 2001 |
| Bonjour, Je ne sais pas trop par où commencer car c'est plutôt difficile à raconter, surtout que je n'en parle pas depuis longtemps. J'ai 16 ans et cette "histoire" c'est passée quand j'en avais 7 ou 8, je ne
sais plus. Je ne me souviens de ces nuits que par des flashs. Depuis un an, j'enchaîne
les cauchemars qui s'avèrent être ma réalité, mon passé. Je me revois très bien, en
train de lui faire un tas de choses pour le satisfaire. C'est atroce. Ce qui nous différencie, vous et moi, c'est que je n'ai pas été pénétrée. Et c'est pour ça que j'ai beaucoup de mal à en parler parce que, au fond de moi, je me dis que ce n'est pas si important et que finalement, je n'ai pas été violée. Mais cela m'a terriblement marquée et je me sens, aujourd'hui sale et complètement désarmée. Pendant un moment, je sais que j'ai inconsciemment essayé de tourner la page mais je n'y suis pas arrivée. Depuis l'été dernier, je ne pense plus qu'à ces moments, je suis hantée par trop d'images. Avec mes amis c'est vraiment tendu car je ne peux pas regarder un homme en face sans me dire qu'il a pu faire ce que j'ai vécu à une fille. Pour moi, tous les hommes ont quelque chose à se reprocher de ce coté là, et c'est plus fort que moi, je ne peux pas penser autrement. Mes petits amis ne comprennent pas mes réactions (ce qui est normal puisque je ne leur dis rien) et je me rends compte que je ne peux pas leur raconter, cela me semble impossible. Ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est que les parents de Benoît, sont des amis très proches de mon père et que sa mère était ma nourrice. Elle est si gentille, je ne peux pas la faire souffrir et c'est ce qu'il se passerait si je parlais. J'ai déjà raconté mon agression à une "amie" quand j'étais en 6e mais on s'est perdues de vue et quand je l'ai retrouvée il y a de ça 2 ans, elle m'a terriblement déçue. Elle ne se rappelait pas que c'était moi qui avait subi cette agression et me l'a raconté comme si c'était l'histoire d'une autre fille. Ca m'a choquée, vraiment. Je me suis jurée de ne plus jamais parler. Promesse que je n'ai pas tenue car aujourd'hui Eléonore connaît mon histoire. C'est
une amie de ma classe et même plus que ça. Je n'osais pas lui en parler, je ne sais pas,
j'avais honte et puis ce n'était jamais le bon moment. Mais pour raconter ce genre de
chose, il n'y a pas de bon moment. J'avais peur de ses questions, peur qu'elle soit trop
curieuse, qu'elle ne me comprenne pas. Mais je sais aujourd'hui que je me suis trompée et
heureusement, je me suis lancée. Je lui ai écris une lettre il y a environ 3 mois où je
lui ai expliqué tout ça. Je ne regrette rien, c'est une très très bonne amie et elle a
vraiment bien réagi. C'est un secret qui est trop dur à porter toute seule et quand on se sent aidée,
aimée et comprise alors tout va mieux. Je vois souvent Benoît parce que ses parents nous
invitent régulièrement chez eux. Avant, cela se passait normalement car j'avais
"oublié" mais aujourd'hui j'ai de la haine pour lui, je le déteste. Je voudrai dire à toutes les personnes qui ont vécu des choses similaires et je sais
que nous sommes trop nombreuses, qu'il faut parler et même si ce n'est pas devant la
justice, Je vous remercie de m'avoir lue. J'espère que mon témoignage pourra vous aider. |
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2001 |
Carole souhaiterais dialoguer avec des personnes ayant subi
ce même type d'agressions n'hésitez pas à lui écriresupprimez l'insert anti spam, parenthèses inclues Carole nous dit qu'elle n'a pas été violée. C'est exact d'un point de vue pénal, en effet l'Article 222.23 du Code Pénal précise qu'il doit y avoir une pénétration sexuelle (même au moyen d'un objet) pour constituer un viol. Mais ses souffrances sont elles très différentes de personnes violées au sens légal ? Viol Sachez que les agressions et les atteintes sexuelles sont également punies
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Juin 2003 |
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Bonjour ! |
| Carole |